INTOXICATION AU MONOXYDE DE CARBONE – LES GESTES PRÉVENTIFS À CONNAÎTRE

Chaque année en France, près de 4000 personnes sont victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone (CO), et une centaine de personnes en décèdent. Le Grand Est est particulièrement touché par ce problème de santé publique (282 personnes exposées en hiver dernier).

Dans un contexte actuel d’augmentation du coût de l’énergie, la plus grande prudence s’impose – moyens de fortune pour se chauffer, calfeutrage des systèmes d’aération, utilisation d’appareils vétustes etc.

Le monoxyde de carbone est un gaz inodore, incolore et non irritant : en somme il est indétectable et résulte le plus souvent d’un défaut d’aération et d’un dysfonctionnement des appareils à combustion (bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane).

Ses effets sur la santé : après avoir été respiré, le CO prend la place de l’oxygène dans le sang. Son action peut-être rapide : dans les cas les plus graves, il peut entraîner en quelques minutes le coma, voire la mort. Les personnes intoxiquées gardent parfois des séquelles à vie.

Ses principaux symptômes sont :

  • 1er STADE : mal de tête, nausées, fatigue.
  • 2ème STADE : mal de tête persistant avec sensation de battements, nausées, vertiges, somnolence, vomissements.
  • 3ème STADE : malaise, évanouissement, coma, décès.

Face à ces accidents les plus souvent évitables, des mesures de prévention doivent être adoptées tout au long de l’hiver, que ce soit dans un contexte domestique, dans des établissements accueillants du public, dans les lieux de culte ou dans le milieu professionnel.